Badala : Tidiane Soumah dénonce une tentative d’occupation illégale de l’espace Syli Palace malgré une décision de la Cour suprême
Le PDG de Tidiane World Music, Tidiane Soumah, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu'il qualifie de tentative de passage en force dans le dossier de l'espace Syli Palace (ex Palace), situé à Badala dans la commune de Kaloum. Dans une déclaration rendue publique, l'acteur économique et culturel affirme avoir définitivement remporté le litige après plusieurs années de procédure judiciaire, mais s'inquiète d'une nouvelle tentative d'occupation des lieux prévue le 26 mars.
Une décision de justice rendue après cinq ans de procédure
Selon Tidiane Soumah, le contentieux lié à l'espace Badala a duré près de cinq ans et a été tranché par toutes les juridictions compétentes de la République de Guinée.
Du tribunal de première instance de Kaloum à la cour d'appel de Conakry, jusqu'à la décision finale rendue le 15 janvier 2026 par la Cour suprême, toutes les décisions auraient été prononcées en sa faveur.
Pour le PDG de Tidiane World Music, cette décision devrait normalement mettre fin au litige et permettre l'exécution du jugement dans le respect des lois de la République.
« Lorsque la justice tranche, l'affaire est close. Dans un État de droit, une décision de la Cour suprême s'impose à tous », affirme-t-il.
Une tentative d'installation d'un nouvel occupant énoncée
Malgré cette décision judiciaire, Tidiane Soumah affirme avoir été informé qu'un nouvel occupant se préparait à investir l'espace à partir du jeudi 26 mars, avec l'appui de certains responsables sortants de la délégation spéciale de Kaloum.
Il considère cette initiative comme une violation grave des décisions de justice et une tentative de spoliation.
« Il s'agit d'un passage en force illégal et dangereux pour la crédibilité de l'État et la confiance dans la justice », dénonce-t-il.
Des accusations de corruption et de magouille
Dans sa déclaration, l'opérateur culturel n'a pas mâché ses mots. Il évoque clairement les pratiques qu'il qualifie de corruption, de magouille et d'irresponsabilité administrative.
Selon lui, permettre l'installation d'un nouvel occupant malgré une décision de la Cour suprême constituerait un précédent dangereux pour les investisseurs et les citoyens.
« Si une décision de justice peut être piétinée, plus aucun citoyen ne sera à l'abri et plus aucun investisseur ne pourra avoir confiance », at-il déclaré.
Un appel aux autorités et au président Mamadi Doumbouya
Face à cette situation, Tidiane Soumah appelle les autorités administratives, les médias, les acteurs culturels et les défenseurs de la bonne gouvernance à se mobiliser pour le respect des décisions judiciaires.
Il s'est également adressé directement au président de la République, Mamadi Doumbouya, qu'il considère comme le garant de l'autorité de l'État et de l'indépendance de la justice.
« Je ne demande pas une faveur, je demande simplement que la loi soit appliquée », a-t-il insisté.
Une date symbolique évoquée
Tidiane Soumah souligne que la date du 26 mars, annoncée pour l'installation du nouvel occupant, coïncide avec l'anniversaire de la disparition de l'ancien président Ahmed Sékou Touré, connu pour son combat contre la corruption et les pratiques illégales dans l'administration.
Il estime qu'une telle situation à une date constituerait également symboliquement une contradiction avec cet héritage.
Une volonté de rester dans la légalité
Tout en dénonçant la situation, le PDG de Tidiane World Music affirme vouloir rester dans le strict cadre de la loi. Il indique avoir donné des instructions à son équipe de ne se conformer qu'aux ordres respectant la législation guinéenne.
Il prévient toutefois qu'il ne restera pas passif face à toute tentative de spoliation et que la responsabilité de toute tension reviendrait aux personnes qui ignoreraient les décisions judiciaires.
Une affaire suivie par son avocat
Dans ce dossier, Tidiane Soumah est assisté par son avocat, Moutaga Kobélé Keïta, qui suit l'évolution de la situation et les procédures liées à l'exécution de la décision judiciaire.
Tidiane Soumah et son avocat Moutaga Kobélé Keïta lors d'une déclaration sur le dossier de l'espace Syli Palace à Badala.


